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Philosophie de Jappoo

Comment JAPPOO peut apporter des solutions concrètes pour permettre aux jeunes de s’installer agriculteurs, et ainsi lutter contre la désertification de la brousse sénégalaise ? (en 5 points)

1 .Grâce au partenariat avec ALFANG

Plus qu’un partenariat JAPPOO et ALFANG travaillent en binôme sur les mêmes objectifs. Échanges permanents, proximité, professionnalisme, transparence  et confiance mutuelle sont les clés d’une entente cordiale pour avancer  efficacement dans la même direction. Notre partenariat est officialisé dans une convention signée par les deux parties qui tient compte des devoirs et engagements de chacun.
JAPPOO est membre fondateur d’ALFANG et participe aux prises de décision des projets et à la gestion du budget. ALFANG est également présent au CA de JAPPOO et prend part aux discussions et aux votes. (L’internet et la téléphonie permettant le rapprochement nécessaire).

2. Grâce à notre mode de fonctionnement
On sait, en terme de développement agricole en Afrique, ce qui ne fonctionne pas :

Les donneurs de leçons :
Le copier/coller : la plupart de nos systèmes de production NE SONT PAS ADAPTABLES EN AFRIQUE (climat, production, commercialisation) le contexte est totalement diffèrent.
Les dons seuls :
Distribuer de l’argent sans accompagnement au projet est la porte ouverte à des aberrations extrêmes pour couvrir des dépenses non mentionnées.
Les prêts financiers :
Faire s’endetter des paysans  pour les aider à investir alors qu’ils n’ont pas de capacité de remboursement les fragilise encore plus ! Sans parler des taux d’intérêts exubérants que les banques proposent aujourd’hui  aux ruraux sénégalais !
Les projets  trop  ambitieux :
Ils peuvent entrainer facilement des détournements d’argent : devis surestimés, frais de fonctionnement disproportionnés, salaires exagérés. Et au final juste 20% du budget investi dans les projets pour l’amélioration du travail des paysans !

Pour JAPPOO :
Aider ALFANG ce n’est NI donner des leçons NI donner de l’argent aux agriculteurs NI faire de prêts avec intérêts NI faire l’apogée de l’argent facile.
Mais c’est :

– Être à l’écoute, partager, proposer de la formation solidaire adaptée aux besoins.
– Offrir du cheptel aux jeunes pour encourager leur installation (avec engagement de suivi sanitaire).
– Former les jeunes à l’éducation financière et leur permettre d’accéder aux prêts par leur travail à la ferme expérimentale.
– Faire barrière à toutes sortes de tentatives de corruption !
La notion d’association locale permet de contrôler les mouvements financiers abusifs.
3. Grâce à un budget établi sur la demande des besoins et non sur l’offre des bailleurs
Le budget prévisionnel présenté ci-dessous est à titre indicatif et susceptible d’évoluer en fonction d’acceptation des dossiers de subventions demandées.
Il est établi sur deux ans pour la mise en place du projet.
Les besoins en termes de budget sont classés en trois catégories :

– Centre de Formation Agricole Solidaire avec une estimation à 30 000 €
Jappoo : 12% ; Alfang : 5 %; subventions France : 48%;subventions Sénégal : 34%

– La ferme pilote expérimentale avec une estimation à 60 000 €
Jappoo : 8%;  Alfang : 8%; subventions France : 42%; subventions Sénégal : 42%

– Le suivi des activités avec une estimation à 10 000 €
Jappoo : 25%; Alfang : 25%; subventions France : 25%; subventions Sénégal : 25%

Il est important  d’avoir une vue générale sur le budget prévisionnel car les étapes du projet sont imbriquées les unes aux autres, prendre une problématique de l’installation des jeunes et l’isoler pour la traiter  ne changerait pas le problème global. Nous allons cependant procéder par étapes au fur et à mesure de l’avancement des activités et des disponibilités financières.
Les subventions sont demandées aux États sénégalais et français en co-développement. Ce qui explique la création de deux associations distinctes : JAPPOO en France et ALFANG au Sénégal
Nos partenaires présents et fidèles depuis le début du projet sont le Conseil Général de l’Hérault (34) et le Bureau de Formation Agricole du Ministère de l’Agriculture sénégalais.
Nous les remercions ainsi que  l’État sénégalais qui ne cesse de nous encourager dans notre démarche.

4. Grâce à La solidarité qui réunit un groupe d’individus militants pour une même cause
La solidarité nationale et internationale pour soutenir l’agriculture familiale est l’enjeu majeur pour ALFANG et JAPPOO.
Elle nous permet une autonomie de fonctionnement efficace par le travail pour mettre en place la rentabilité du projet.
Elle nous garantit la liberté d’action, en permettant le financement de nos projets, sans nous imposer des investissements inutiles pour le projet mais sécurisants pour les bailleurs, l’argent est investi dans les projets eux-mêmes, nos structures associatives sans but lucratifs et ouvertes à tous sont les garantes de notre gestion et de nos décisions.
Les besoins de trésorerie de JAPPOO sont estimés à 10 900 € sur les deux prochaines années, après quoi le projet global pourra atteindre une autonomie grâce aux ventes.de produits de la ferme (légumes, viande, œufs, volailles, accueil : logement et restauration)
Nous globalisons actuellement le financement pour l’achat de 14 vaches grâce en partie à nos amis éleveurs de la FEVEC qui participent efficacement à l’action; l’association de géobiologie PROSANTEL, la CUMA de Roquecourbe et les nombreux privés qui ont saisi l’importance et le sérieux de ce projet.

5. Grâce aux personnes volontaires déterminées et engagées dans ce combat
L’énergie déployée, pour réfléchir à un système d’organisation qui répond aux préoccupations des ruraux sénégalais, est un travail considérable. ALFANG et JAPPOO sont encore de petites associations, mais notre projet de  formation agricole est  plus avancé dans la réflexion et le mode opératoire  que bons nombres d’organismes.
La volonté qui nous anime prend sa source dans une prise de conscience collective pour agir en faveur de la ruralité ; Il n’y a plus de frontières, plus de pays quand on échange sur le problème de l’exode rural. Qu’on soit en France, au Sénégal ou ailleurs, nous ne pouvons pas parler de l’agriculture autrement que mondialement ! Le lait produit en excès ici est vendu en poudre de lait là- bas. L’arachide produit là- bas est vendue ici (en passant par les mains des chinois et le nouveau lobby de l’accaparement des terres agricoles).

 Les échanges, les rencontres, le savoir et le savoir-faire, sont autant de raisons qu’il est donné à JAPPOO et ALFANG pour continuer d’exister.